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au Desperado (ancien Action Ecoles) j’ai revu le Stromboli de Rossellini – je n’avais pas saisi combien le personnage d’Ingrid Bergman, dans son désespoir, était une parfaite incarnation de l’instrumentalisation sexuelle: elle ne s’en remet qu’à son charme et son corps pour se sauver – avec l’homme qu’elle épouse, avec le curé, avec le gardien du phare…

ce mois de juillet fait d’orages et d’éclaircies, pluie froide sur les épaules, grandes lumières déchirées dans le ciel, intense et magnifique. le retour d’Antoine toujours m’affole le coeur: troublée, mais sans attaches, sans espoir, sans désir de projection à quelques semaines encore du nouveau départ. temporalités dédaigneuses. tout s’agence, mais de travers, ce sera là une façon d’accepter de vivre. dans l’instant tout m’est égal car habitée encore du repos de Lipari, le corps dans les écarts thermiques, le bleu de la mer sous les paupières qui n’en finit pas de me bercer.