la douleur

dans la nuit noire j’écoute la pluie et Sufjan Stevens — l’une l’autre tristes à pleurer et pourtant, dans ces heure où rien ne va, ces heures où tout m’atteint, heures accumulées je n’ai pas pleuré depuis des mois. je dis à J: si je m’effondre qui me retiendra? « captain of my feelings, the only thing I want to believe »… dans le temps et l’espace jamais je n’ai été si seule — cette ville américaine où j’ai été heureuse, je ne la reconnais plus, les années passent et n’entraînent que regrets, il est temps de partir, grand temps de se jeter à l’avant et à l’inconnu. est-on jamais prêt pour le deuil, la douleur, la déception? de l’autre côté du monde ma grand-mère meurt sans que je puisse lui dire au revoir, de l’autre côté de la rue Y dort avec un cancer dans son sein. et toi qui m’aimes et que j’aimais, rongé de regrets, d’une nuit de trahison tu viens de passer de l’autre côté de mon amour.

Sufjan Stevens – Should have known better (Carrie & Lowell, 2015)